A deux semaines du programme Balanchine/Brown/Forsythe, se déroulait à l’amphithéâtre Bastille cette après-midi une séance de travail axée sur le célèbre Apollon de Georges Balanchine. Pour cette deuxième rencontre de la saison, ce sont Hervé Moreau (Apollon) et Emilie Cozette (Terpsichore) qui ont répété sous la tutelle de Laurent Hilaire.

Hervé Moreau, Apollon (2009)
(c) Dansomanie
Si deux semaines auparavant nous avions eu le droit à une répétition du lac des cygnes qui avait plus l’allure d’une représentation et où les danseurs étaient très en place, cette fois-ci la rencontre s’assimilait relativement plus à un travail en studio. Après un rappel très synthétique sur l’argument du ballet, Laurent Hilaire a proposé aux deux Etoiles de répéter le pas de deux entre Terpsichore, muse de la danse,  et Apollon. Apollon est à demi allongé et appelle Terpsichore, il s’en suit un beau pas de deux…
Cependant, ce dernier fût très décousu cet après-midi: mouvements imprécis, problèmes de coordination… En effet Laurent Hilaire, en tant que bon maître de ballet soucieux de corriger les moindres imperfections, et désireux d’avancer dans la chorégraphie, a de nombreuses fois arrêter les deux danseurs et fait refaire les mouvements. Premier accroc dès le début de la répétition: Terpsichore appelée par Apollon le rejoint, leurs doigts doivent alors se poser l’un sur l’autre, sans se croiser: il doit y avoir un simple contact. Après quelques essais, plus ou moins réussis: la difficulté est réelle, les danseurs doivent être synchronisés et le « mouvement des doigts » doit paraître naturel, les danseurs ont avancé dans le pas de deux. Puis, entre les arabesques, portés et compagnie, la répétition s’est poursuivie.
 Laurent Hilaire corrigeant les imprécisions techniques et montrant les mouvements, en accentuant sur certains. Un Laurent Hilaire plutôt en forme qui n’hésitait pas à montrer les mouvements aux deux danseurs. A l’inverse d’il y a quinze jours, les deux danseurs semblaient beaucoup moins au point. On sentait un manque de synchronisation, notamment dans les portés et pour certains pas, mais également dans le « petit jeu » où Terpsichore incite Apollon à le suivre. Il manquait un peu de spontanéité et de malice.
Après le pas de deux, Emilie Cozette a travaillé la coda du ballet. Elle ne s’est presque pas arrêtée de toute la répétition. Pour terminer, les danseurs ont répété le moment où Apollon est entouré de ses muses et se repose et il reçoit l’héritage.
Cette rencontre marquait le retour d’Hervé Moreau, le danseur qui revient d’une longue blessure, est très attendu par son public, ravi de le retrouver cet après-midi. Encore un peu timide cet après-midi, nous espérons le retrouver en grande forme dès le 10 décembre prochain!
Seul regret pour cette rencontre: ce fût un travail très porté sur la chorégraphie, il n’y a peu eu d’explications sur la gestuelle de Balanchine, sur les intentions du chorégraphe, sur la signification des mouvements. D’autres attendaient plus une rencontre autour du sacre du printemps, j’étais peu mécontente à l’idée de participer à cette rencontre sur Apollon, même si j’aurais bien aimé en savoir encore un peu plus sur le ballet…
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