Retour à Garnier ce vendredi 26 mai pour voir en toute fin de série la soirée Robbins, Balanchine, Cherkaoui, Jalet. Retour également sur le blog, peu actualisé ces derniers mois : la faute à un gros projet professionnel qui s’est enfin terminé ! Je n’étais pas retournée à Garnier depuis le Gala consacré à Yvette Chauviré. Une soirée décousue qui m’avait laissée sur ma fin (malgré la superbe prestation de Dorothée Gilbert dans la Mort du Cygne ou encore l’extrait de l’adage de Suite en blanc avec Mathieu Ganio et Ludmila Pagliero). Mais là n’est pas le sujet et revenons à cette dernière soirée mixte de la saison dédiée au compositeur Ravel. Celle-ci s’ouvrait avec la Valse de Balanchine qui vous plonge tout droit dans un film d’Hitchcock. Sae Eun Park y est sublime et forme un beau couple avec son partenaire Audric Bezard. Autre duo qui fonctionne à merveille, celui réunissant Hannah O’Neill et Hugo Marchand. Tous deux sont d’une grande élégance, et l’on se verrait bien valser au bras du dernier étoilé ! La délicate Laetitia Pujol et le ténébreux Stéphane Bullion formaient également un couple bien assorti.

Laetitia Pujol et Stéphane Bullion, couple maudit dans la Valse

Après l’entracte, la soirée se poursuivait avec En sol de Robbins. Avec ces températures  caniculaires, le public n’aura jamais autant été dans l’ambiance du ballet. Il ne manquait plus que les cocktails! La distribution du soir réunissait Amandine Albisson et Josua Hoffalt. Lors du gala Chauviré (au cours duquel les deux étoiles ont repris le pas de deux des mirages), j’ai trouvé que leur duo fonctionnait bien. Cela s’est confirmé vendredi, où j’ai à nouveau trouvé les deux danseurs bien assortis. Amandine, féminine et Josua, aguicheur et joueur. Les deux semblaient s’amuser en scène, tout autant que le corps de ballet, frais et guilleret, au sein duquel on retrouvait Paul Marque, Allister Madin, Marion Barbeau ou encore Jennifer Visocchi. Il n’empêche que j’aurais beaucoup aimé voir Myriam Ould Braham et Mathias Heymann dans les rôles-titres.

Le Boléro dans la version Cherkaoui/Jalet était présenté en fin de soirée. À son entrée au répertoire, je n’avais pas vraiment accroché à cette nouvelle version. Il me restait en tête qu’un vague souvenir des costumes noir et blanc et d’une scénographie inédite. Du haut des troisièmes loges, mes yeux se sont à nouveau attardés vendredi sur la scénographie, très belle certes, avec ces tourbillons qui semblent jaillir du sol. Pour autant, la chorégraphie ne m’emballe pas. Même si les danseurs sont à fond (citons Charlotte Ranson qui ouvre le bal), j’ai finalement jeté mon dévolu sur Maxime Pascal, qui conduisait l’orchestre. Car, écouter le Boléro en live reste tout de même une belle expérience. Et après ces quinze minutes de tourbillon, il était temps d’aller siroter des cocktails (histoire de se rafraîchir et d’arroser la fin des soirées mixtes où il y autant de spectacle que d’entracte pour cette saison!).

Saluts du Boléro