L’année 2015 touche à sa fin. Avant de définitivement tourner la page, retour sur les ballets qui m’ont marqués cette année.

Le Lac des cygnes 

Héloïse Bourdon

Héloïse Bourdon

La représentation du Lac des Cygnes avec Héloïse Bourdon dans le rôle-titre restera pour moi l’un des grands moments de cette année. Son cygne blanc magnétique et son cygne noir machiavélique resteront en mémoire. La danseuse dansait aux côtés de Florimond Lorieux (Rothbart) et Josua Hoffalt (le prince Siegfried).

 

La Bayadère, le ballet des ballets

Les ombres

Les ombres

Ce ballet créé toujours l’émerveillement et c’est sans aucun doute l’une des plus belles productions de Noureev. Après la série plus terne de 2012, le public a été particulièrement gâté en cette fin d’année avec des distributions de choix et de prestigieux invités. Il y a eu Héloïse Bourdon, irradiante et envoûtante dans le rôle de Nikiya (rôle dans lequel le public l’avait découverte trois ans plus tôt), aux côtés du mexicain Isaac Hernandez. La découverte du phénomène Kimin Kim et de sa technique hors norme aux côtés de la cristalline Kristina Shapran, aux côtés de la Gamzatti d’Héloïse Bourdon, étonnante et convaincante dans un rôle où elle se retrouvait à contre-emploi. Enfin, cette série fut l’occasion de voir les solistes en devenir mis en avant par Benjamin Millepied. Belle découverte que le Solor d’Hugo Marchand. Son association avec l’Etoile Dorothée Gilbert fait des merveilles. Mention spéciale au corps de ballet et à tous les seconds rôles qui font de cette Bayadère, le ballet des ballets.

 

L’Histoire de Manon

Laetitia Pujol et Mathieu Ganio

Laetitia Pujol et Mathieu Ganio

Je suis peut-être passée à côté des adieux d’Aurélie Dupont, mais je garde un bon souvenir de la première de la série de l’Histoire de Manon de MacMillan avec Laetitia Pujol, touchante Manon, et Mathieu Ganio, superbe et déchirant Des Grieux. Ensemble, ils forment un duo très équilibré et c’est un plaisir de les voir évoluer sur scène. Dommage que l’on ait si peu vu le danseur Étoile en ce début de saison. (Vivement Roméo…).

Le Sacre de Pina 

Le Sacre du Printemps

Le Sacre du Printemps

Moment fort, moment intense, le Sacre du Printemps de Pina Bausch est à lui seul le ballet qui m’a fait me déplacer à Garnier en cette fin d’année. Une œuvre puissante qui vous met en transe et vous tient en haleine du début à la fin.

 

La Fille Mal Gardée

Éléonore Guérineau

Éléonore Guérineau

Juste avant l’été, c’est avec joie que l’on retrouvait la Fille Mal Gardée de Frederick Ashton, avec une fois de plus la mise en avant de jeunes danseurs et sujets. J’ai eu la chance d’assister au début d’Éléonore Guérineau dans le rôle de Lise. La jolie ballerine portait ce soir là le ballet du début à la fin, dévoilant sa technique précise et son sens du jeu. Une représentation pleine de fraicheur avant de laisser Garnier le temps de l’été.

 

Paquita, le retour de Mathias Heymann

Hannah O'Neill et Mathias Heymann

Hannah O’Neill et Mathias Heymann

Le printemps fut l’occasion de revoir le danseur étoile Mathias Heymann (je l’avais raté dans Le lac quelques semaines plus tôt), de retour d’une longue blessure, dans le rôle de Lucien d’Hervilly. Il dansait aux côtés de la jeune Hannah O’Neill, pétillante Paquita, que je voyais pour la première fois dans un grand rôle du répertoire. La ballerine est flamboyante dans le grand pas (et cette cette diagonale de grands jetés…!). Un duo charmant !

 

Et vous, quels ballets retiendrez-vous ?