Eve Grinsztajn et Yannick Bittencourt


Deuxième distribution des Enfants du Paradis le samedi 30 mai et première pour le duo composé d’Eve Grinsztajn et de Yannick Bittencourt. La première avait déjà abordé le rôle de Garance lors de la dernière reprise en 2011, le second se confrontait pour la première fois au rôle du mime Baptiste, immortalisé au cinéma par l’acteur Jean-Louis Barrault.


Sur les danseuses programmées dans le rôle de Garance pour cette reprise, Eve Grinsztajn faisait figure de favorite. Lumineuse et sensuelle, il était aisé de l’imaginer dans le costume de la «Titi parisienne ». Ce qui pouvait au contraire la desservir c’était son élégance et cette classe, à l’opposé du personnage de Garance comme l’avait soulignée Florence Clerc à l’occasion de la répétition publique organisée dans le cadre des journées « Tous à l’Opéra » le 9 mai dernier. Pour ma part, je n’avais pas vu la danseuse il y a deux ans, et c’est avec plaisir que j’ai découvert sa Garance, charmeuse, séductrice et sensuelle. Magnétique, le regard se pose immédiatement sur elle. A ses côtés, Yannick Bittencourt est un Baptiste plus timide mais tout aussi touchant. Si le premier acte paraît plus équilibré dans les rapports entre les deux personnages, le second l’est un peu moins. Il manque ce « petit quelque chose » pour que la tension amoureuse soit plus forte, ce qui rend le dernier pas de deux moins dramatique et moins intense. 

Et finalement, ce sont les seconds rôles qui auront pimenté cette soirée. A l’instar du duo composé par Alessio Carbone, virtuose Frédérick Lemaître, et Marine Ganio, fabuleuse Ballerine dans le « Robert Macaire ». Sans oublier, le Lacenaire vif et brutal d’Aurélien Houette, qui après les compositions de Benjamin Pech et Vincent Chaillet apporte également sa touche personnelle au personnage de l’affreux dandy), ou encore le Comte à la forte présence scénique d’Alexis Renaud. Enfin, quel régal de retrouver la formidable Madame Hermine de Caroline Bance, une interprétation dont il est décidément impossible de se lasser! 

Othello dans le grand escalier

Charlotte Ranson, belle Desdémone

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