Elisabeth Platel et les élèves de l’école de danse de l’Opéra de Paris
(vendredi 3 avril 2015)


Chaque année, les petits rats de l’Opéra nous donnent rendez-vous sur la scène du Palais Garnier pour leur spectacle, l’occasion de découvrir les jeunes talents de demain.
Entre modernité et tradition française, la directrice de l’Ecole de danse Elisabeth Platel, nous a concocté pour cette année 2015 un programme en quatre temps.

D’ores et déjà de Béatrice Massin et Nicolas Paul ouvrait cette soirée avec les garçons des troisièmes, deuxièmes et premières divisions. Sur la partition des Indes Galantes de Rameau, ette pièce a été créée il y a deux ans pour célébrer le tricentenaire de l’école de danse française. Même si la structure globale de l’ensemble est intéressante, la pièce traine parfois en longueur, avec notamment certains passages sans musique. Pour autant, la prestance des jeunes danseurs en scène est fascinante. L’investissement et l’implication de chacun d’entre eux sont plus que perceptibles. Bravo à jeune homme (Gaëtan Vermeulen) qui, seul dans le silence, a su capter l’attention du public sur une scène ornée d’un cadre doré pour seul décor. Mention spéciale également aux trois plus jeunes, très appliqués et investis.
Pour la suite, retrouvailles avec Béjart et place aux jeunes filles avec Variations Don Giovanni sur la partition de Chopin (et avec un extrait de l’Opéra de Mozart). Dans un cours de danse, les filles attendent le grand amour. Un changement de style, une autre façon de danser qui, au fil de variations, met en avant la qualité et le tempérament (déjà bien marqué) de jeunes solistes.
Avant l’entracte, les élèves reprennent Aunisde Jacques Garnier, que le public avait redécouvert en début d’année lors de la soirée de départ de Brigitte Lefèvre. Sans aucun doute l’un des temps forts de cette soirée avec un trio de danseurs qui nous aura transporté avec lui le public de Garnier, et des musiciens toujours aussi entraînants.
La soirée s’est clôturée avec le divertissement Soir de fête, chorégraphié par Léo Staats sur la partition de la Source de Léo Delibes. Avec ses tutus aux couleurs pastels et printanières, ce ballet a amené un vent de fraîcheur, avec de beaux ensembles, de charmants duos et des solistes fort sympathiques. Mention spéciale à Célia Drouy, une jeune ballerine dotée d’une jolie technique qui capte la lumière et l’attention du public.

Une belle soirée et un très bon cru pour ce spectacle 2015!


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