Le chant de la terre, nouvelle création de John Neumeier sur la partition de Gustave Malher, sera présenté à l’Opéra Garnier à la fin du mois. La rencontre de ce samedi 14 février en a donné un avant-goût prometteur avec la participation de trois Étoiles – Laëtitia Pujol, Mathieu Ganio et Karl Paquette – le tout dirigé par le chorégraphe en personne.
John Neumeier en répétition
(opéradeparis.fr)

C’est une répétition publique multi-étoilée qui s’est déroulée samedi après-midi à l’amphithéâtre Bastille. Entre les trois Etoiles, John Neumeier et ses assistants pour diriger la répétition, Vessela Pelovska pour la musique et les anciens, il n’y a jamais eu autant de monde sur la scène du petit amphithéâtre! Comme l’a soulignée Agnès Letestu, présentatrice du jour, John Neumeier a achevé l’essentiel de la chorégraphie la veille. A une semaine de la première, le travail du chorégraphe va à présent consister à arrondir les angles. 
Pendant une heure, John Neumeier a dirigé la répétition en personne, s’adressant au public en français (et donnant ses instructions en anglais aux danseurs). Le chorégraphe que l’on connaît bien à l’Opéra pour Sylvia, La Dame aux camélias ou La 3ème Symphonie de Malher, a une fois de plus montrer son attachement et son affection pour le compositeur autrichien, expliquant que Le Chant de la Terre serait certainement sa dernière création sur la partition de Malher. Après avoir expliqué comment s’opérait le processus de création avec les danseurs, il nous a dévoilé quelques prémices de cette création. La répétition s’est déroulée en trois temps. Le prologue, visant à présenter les trois protagonistes, réuni Laëtitia Pujol, Mathieu Ganio et Karl Paquette. Ce premier mouvement nécessitant la participation du corps de ballet, nous passerons au second mouvement sollicitant Mathieu Ganio dont le personnage semble être au coeur de la pièce. Un beau solo qui met en avant les qualités et la danse déliée du danseur. John Neumeier est intervenu pour corriger quelques pas, l’amplitude de certains mouvements, demandant au danseur de marquer la différence entre mouvements lents et rapides. 
Un autre passage a permis de découvrir un extrait du pas de deux entre Laetitia Pujol et Mathieu Ganio, un court extrait qui nous promet à nouveau dans cette création un florilège de portés « à la Neumeier ».
Enfin, le chorégraphe a dévoilé un duo entre les danseurs Mathieu Ganio et Karl Paquette, où, malgré un bon rhume, Karl Paquette a soutenu Mathieu Ganio dans un porté peu évident. Impossible de savoir ce que représentent réellement ces deux personnages, ni la nature de leur relation. Evasif, le chorégraphe n’en dira pas plus et gardera le secret bien gardé. John Neumeier laisse tout de même échappé que Mathieu Ganio représente une « sorte de pièce de la Terre ». La rencontre s’est achevée sur de chaleureux applaudissements. Avant de quitter la scène, John Neumeier a expliqué se mettre à nu à chacune de ses créations. Un moment plaisant, en compagnie d’un chorégraphe attachant et d’artistes très respectueux de son travail. Vivement le résultat final en scène, dès le 24 février !
A lire sur le même sujet