Dès ce soir, le ballet de l’opéra de Paris reprend du service avec la soirée Lander/Forsythe.
La première programmation de la saison 2014-2015 rend hommage à la danse classique et à son évolution avec trois ballets programmés : Etudes d’Harald Lander, Woundwork1 et Pas./Parts de William Forsythe.

Etudes, l’évolution du danseur
Le travail quotidien du danseur, sa progression au sein du corps de ballet jusqu’au statut d’étoile, cela pourrait être l’argument d’Etudes. Chorégraphié par Lander, qui fût pour information le directeur de l’école de danse de 1956 à 1963, le ballet se décline en trois parties. Des cinq positions de la danse classique, en passant par ballet romantique jusqu’aux variations académiques, Etudes est reconnu pour sa chorégraphie redoutable, mobilisant une une bonne partie du corps de ballet. Entré au répertoire de la compagnie en 1952, sa dernière reprise remonte à 2004. Pour cette reprise, trois danseuses se partageront le rôle de l’étoile (Ludmila Pagliero ayant été retirée des distribution d’après le forum Dansomanie) : Dorothée Gilbert (qui fera là, après sa brève apparition à la soirée d’adieux de Nicolas Le Riche, son retour), Amandine Albisson et Héloïse Bourdon (que le public a pu découvrir lors de la répétition du 13 septembre dernier). A leurs côtés, on retrouvera respectivement Karl Paquette et Josua Hoffalt, François Alu et Arthur Raveau, et (à nouveau) Karl Paquette et Fabien Révillion (Yannick Bittencourt ayant été également retiré des distributions).

Forsythe, construire et déconstruire
Quand Études rend hommage à la technique académique, les ballets de Forsythe repoussent les limites, entre construction et déconstruction du mouvement. Une sorte de réponse sur l’avenir de la danse classique. Dans Woundwork1, le chorégraphe prend comme sujet d’étude le pas de deux avec deux couples évoluant sur scène. Dans Pas./Parts quinze danseurs (Etoiles, Premiers danseurs, Sujets, Coryphées, Quadrilles) se succèdent au cours de vingt séquences courtes. Particularité de la pièce, les danseurs partent tous du même pas, qui se décline par la suite en solo, duo, trio et même en quatuor. Ces deux pièces ont déjà présentées en 2011, un peu de variété aurait été bienvenu. En guise de réponse, lors de la rencontre du 13 septembre, Brigitte Lefèvre a expliqué qu’il s’agissait de deux pièces qui lui tenaient à cœur, et qu’elle avait choisit de faire entrer au répertoire du ballet. William Forsythe est quant à lui le chorégraphe de la rentrée, entre le Festival d’automne qui lui rend hommage cette année et ces deux reprises à Garnier.

Les distributions détaillées sont disponibles sur le site de l’Opéra.

Particularité de cette série, elle débutera par Etudes et se clôturera par Etudes (et par le Défilé). A noter que la soirée du 4 octobre (dédiée à Brigitte Lefèvre) sera retransmise en direct sur Culture Box, puis en différé sur France 3. En plus des ballets de Lander et Forsythe, Suite de danses (Clustine) et Aunis (Jacques Garnier) seront également présentés ce soir là. A noter que les ballets de Forsythe ne seront pas retransmis en différé.

Les représentations des 20, 23 septembre seront précédées du Défilé du ballet. Il sera également donné le 4 octobre en fin de soirée.

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