Entré au répertoire à l’automne 2007, l’opéra-ballet Roméo et Juliette de la chorégraphe allemande Sasha Waltz allie danse contemporaine et chant. Il est présenté sur la scène de l’Opéra Bastille dès lundi prochain.

(c) Bernd Ulhig

Il y a quatre ans cette version (et cette vision) du mythe des amants de Vérone faisait son entrée au répertoire de l’Opéra. Une entrée au répertoire quelque peu critiquée avec des spectateurs mitigés, plus ou moins enthousiastes à la sortie de la pièce. Sans entracte, le ballet dure une heure et demie et propose une relecture laissant entrevoir les grands moments de la pièce de Shakespeare. La chorégraphe y présente alors sa vision de la tragédie. Parmi les scènes cultes, sont retrouvées les célèbres scènes du bal (avec ses costumes attrayants), en passant par la tendre scène du balcon jusqu’au drame final et la mise au tombeau.
Pour cette reprise, côté danseurs, deux distributions alterneront avec trois danseurs dans les rôles principaux : Roméo, Juliette et le Père Laurence. Cette reprise sera l’occasion de revoir en scène le danseur Etoile Hervé Moreau, très attendu par son public. Au cours de la pièce, le danseur dispose d’un beau solo « a capella » très expressif vers la fin du ballet faisant ressortir toute la douleur de son personnage. Il sera accompagné d’Aurélie Dupont (sa Juliette) et de Nicolas Paul (Père Laurence). C’est cette distribution qui avait fait entrer le ballet au répertoire de la compagnie en 2007. 
Sur la deuxième distribution, on retrouvera Mélanie Hurel (Juliette), Vincent Chaillet (Roméo) et Vincent Cordier (Père Laurence). J’ai eu l’occasion de découvrir ce ballet en 2007 avec un coup de coeur pour Hervé Moreau dans Roméo dans sa variation en silence. Le décor épuré, la scène du balcon et du bal masqué m’avaient intrigué. Un opéra ballet qui vaut au moins un petit détour.

A noter que cet Opéra Ballet sera diffusé dans les salles de cinéma le lundi 15 mai.

Roméo et Juliette dans la version de Sasha Waltz, c’est du 7 mai au 20 mai prochain.

Autour du ballet : Trois questions à Aurélie Dupont et à Hervé Moreau.

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