La soirée mixte Robbins/Mats Ek est à l’affiche du Palais Garnier depuis mardi. Deux chorégraphes, l’un néoclassique, l’autre contemporain, deux ballets, Dances at a Gathering de l’américain Jérôme Robbins  et Appartement du Suédois Mats EK. Deux atmosphères différentes pour une série de 13 représentations.

Mathieu Ganio
(c) Agathe Poupeney
Dances at a Gathering est entré au répertoire du ballet de l’Opéra de Paris en 1969. Dans un style néoclassique, le chorégraphe met en scène dix danseurs, formant cinq couples. Ces dix danseurs évoluent sur scène au son de la musique de Chopin, exécutent des pas, se rassemblent, s’éloignent, puis se retrouvent et dansent en solo, en duo, en trio… Robbins utilise dans ce ballet le vocabulaire de la danse classique où les portés sont de la partie. Chaque danseur est vêtu d’un costume d’une unique couleur, des couleurs pour les filles rappelant les couleurs printanières. Un ballet qui se veut poétique, abstrait, qui demande technique mais aussi une interprétation de la part du danseur. Dances at a Gathering n’est autre que la pièce qui précède le romantique In the night du chorégraphe. 
Côté distributions, c’est une panoplie d’Etoiles (et de premiers danseurs) qui se succèdent dans les différents rôles : la danseuse rose où intervertissent Aurélie Dupont, Clairemarie Osta, ou encore Ludmila Pagliero qui assurait la première (avec panache selon les critiques). Mais aussi, parmi ce rassemblement de danseurs, des danseuses vêtues de mauve (Isabelle Ciaravola/ Eve Grinsztajn), des demoiselles jaunes (Dorothée Gilbert/ Muriel Zusperreguy/ Nolwenn Daniel) etc. Les hommes sont aussi de la partie,  on retrouve entre autre Benjamin Pech (Vert), Mathieu Ganio (Marron), Karl Paquette (Violet), Alessio Carbone (Brique)… mais aussi des jeunes danseurs tels que Pierre-Arthur Raveau (en vert), un talent prometteur. 
Le détail des rôles et des distributions est disponible sur le site de l’Opéra.

Appartement (Ek)
(c) Laurent Philippe

Dans un tout autre registre, Appartement de Mats Ek est programmé en deuxième partie de cette soirée. Après l’atmosphère doux et poétique de Robbins, place à une autre gestuelle et un autre vocabulaire : les gestes sont plus durs et la tenue du corps différente (et propre au chorégraphe). L’argument plonge le spectateur au coeur de scènes conjugales (presque poussées à l’extrême) autour d’un décor représentant un appartement et ses diverses pièces maîtresses. Le public retrouve ainsi sur scène des objets à usage ménager tels qu’un aspirateur ou encore un bidet. Parmi les danseurs présents en scène, ce sont de fortes personnalités avec en tête Marie-Agnès Gillot (qui sera en scène sur les 13 représentations suite à la deféction de Laetitia Pujol, blessée), Nicolas LeRiche, Clairemarie Osta, Jérémie Bélingard, Alice Renavand… Cette série marquera le retour de José Martinez sur la scène du Palais Garnier en tant qu’Etoile invité. Les dates et distributions sont sur le site de l’ONP.
Deux styles, mais deux ballets à découvrir. La soirée Robbins/Ek, c’est du 13 au 31 mars au Palais Garnier. Il reste encore des places.
A lire sur le même sujet