Lundi soir, 27 juin, dans trois théâtres de la ville, trois évènements danse devaient avoir lieu en même temps: la répétition générale des Enfants du Paradis, la générale de l’Anatomie de la Sensation, mais aussi la compagnie Julien Lestel qui se produisait au Théâtre des Champs-Élysées avec Corps et Âmes (et notamment le retour en scène de la danseuse Fanny Fiat!)
Finalement, après de nombreuses semaines d’hésitations,  escapade du côté de Bastille dans l’univers du peintre Francis Bacon immergé dans la chorégraphie d’un certain Wayne McGregor.
Jérémie Bélingard et Mathias Heymann
(c) Laurent Philippe
L’Anatomie de la sensation est la deuxième création de Wayne McGregor pour le ballet de l’Opéra, après Genus en 2007. Peu de monde dans la queue de Bastille (chose rare pour une répétition générale) mais peut-être que la chaleur en a découragé plus d’un… Cependant, une fois à l’intérieur la climatisation (un peu forte) donnait la chaire de poule.. (vive les chocs thermiques!) Revenons à cette création avec quelques premières impressions succinctes.
Jérémie Bélingard, Laurène Lévy, Dorothée Gilbert, Mathias Heymann
(c) Laurent Philippe
 La pièce se décompose en neuf mouvements. Neuf mouvements correspondant au découpage musicale de l’oeuvre, neuf mouvements au cours desquels les danseurs alternent entre solo, duets et trios, avec pour fond de décor deux grandes toiles blanches (qui bougent selon les différents tableaux). Ce sont Jérémie Bélingard et Mathias Heymann qui ouvrent le spectacle (pas mal du tout!), puis les autres mouvements se suivent. Certains sont plus intéressants que d’autres, plus entraînants, plus intrigants. Petit coup de coeur pour le troisième (avec Dorothée Gilbert, Laurène Lévy, à nouveau Mathias Heymann et Jérémie Bélingard), le cinquième (où Dorothée Gilbert, Myriam Ould Braham et Laurène lévy se déhanchent sur des rythmes jazzy) et le septième mouvement (avec tout le corps de ballet et une Éléonore Guérineau au top de sa forme). Petite réserve sur le sixième mouvement avec Aurélie Dupont et Jérémie Bélingard: très esthétique mais un peu long à la fin. Le huitième mouvement, vu en répétition avec Alice Renavand et Josua Hoffalt rend vraiment bien en scène, très dynamique, il est assez réussi! Marie-Agnès Gillot reste très aussi à l’aise dans le style, et a une indéniable présence en scène. (même si j’ai moins accroché au deuxième mouvement). Le dernier mouvement est tout de même un peu lent et un peu trop long. L’accompagnement musical est plutôt pas mal avec une musique Jazzy et des rythmes entraînants, qui sortent un peu de l’ordinaire. Les jeux de lumière (forme et couleur) contribuent au changement d’ambiance. Cependant, une lecture approfondie du programme semble nécessaire pour saisir les moindres recoins de cette Anatomie de la Sensation.
Alice Renavand et Josua Hoffalt
(c) Laurent Philippe

Une création à découvrir, d’autant plus qu’il reste encore pas mal de places. (Certaines sont d’ailleurs « bradées » sur le site de l’Opéra.) 
Compte-rendu plus en détail à venir dès la semaine prochaine après une « représentation officielle »…
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