Samedi soir, première de la série des ballets russes rendant hommage aux ballets du célèbre Diaghilev…

Pour cette soirée, le ballet de l’Opéra nous a concocté un petit programme avec quatre ballets, ou plutôt quatre oeuvres emblématiques du répertoire des ballets russes.


Le spectre de la rose

La soirée commence avec Fokine et son Spectre de la rose dans lequel s’illustraient Isabelle Ciaravola, dans le rôle de la jeune fille, et Mathias Heymann, le spectre. Une belle entrée en matière pour cette soirée qui réunissait les deux dernières étoiles nommées. Mathias Heymann est un spectre, plus terrien qu’aérien, il incarne ce parfum de la rose, attachée au corsage de la jeune fille endormie… Cependant, malgré une belle technique, il manquait ce petit « quelque chose » qui nous plongeait totalement dans cette atmosphère romantique. Isabelle Ciaravola est quant à elle une jeune fille rêveuse qui se laisse guider par le spectre avec une grâce vaporeuse…


L’après-midi d’un faune

Changement d’ambiance et de décor avec L’après-midi d’un Faune, une chorégraphie signée par le célèbre Nijinsky. Après le romantisme du spectre place à la sensualité du faune… Dans le rôle du faune,Nicolas Leriche, et dans le rôle de la jeune fille Emilie Cozette. Nicolas Leriche est impressionnant en faune, très animal et très sensuel.


Le tricorne

Le Tricorne est un ballet de Massine. Un ballet assez hétérogène, car malgré les pas de deux rythmés et la prestation comique de Fabrice Bourgeois dans le rôle du Corregidor, il subsiste quelques longueurs… José Martinez s’illustre dans le rôle du meunier, notamment dans le pas de deux au cours duquel il se déchaîne dans la partie « flamenco ». Marie-Agnès Gillot lui donne la réplique, et livre également une bien belle prestation.


Petrouchka

Petrouchka clôture cette soirée. Dès les premières notes, et dès l’ouverture du rideau, le public est transporté à Saint-Petersbourg pendant la semaine grasse. Sur une petite place, s’est installé un théâtre forain. Parmi la foule, deux jeunes filles se défient et dansent pour attirer les passants. Belle présence de Sara Kora Dayanova, lumineuse, qui attire les regards. Puis arrive le charlatan qui présente ses trois marionnettes: Clairemarie Osta est une une très jolie poupée, très attachante. Le maure de Yahn Bridart est très expressif et très amusant. Quant au Petrouchka de Benjamin Pech, il est très émouvant, bien interprété et il nous ferait presque pitié.

Cette ambiance de fête, ce mélange de couleurs permettent de clôturer cette soirée en beauté.

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