Le défilé du ballet, octobre 2009
(c) une passionnée

Moment magique, moment unique, chaque année, le défilé du corps de ballet de l’Opéra National de Paris réuni les élèves de l’école de danse, les danseurs du corps de ballet, les solistes et les Etoiles.
Instauré par Léo Stats en 1926, le premier défilé eut lieu sur la marche de Tannhaüser du compositeur Wagner. Mais, il ne perdura pas. A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Serge Lifar règle le défilé sur une marche mythique extraite d’un opéra célèbre: La marche des Troyens.

C’est sur cette Marche des Troyens, composée par Berlioz, que de la plus jeune élève de l’école de danse au doyen des Etoiles, les petits rats suivis de leurs aînés et des 150 danseurs du corps de ballet défilent en rang, en rythme, au cours d’une marche somptueuse et élégante, avec classe.

Comme le veut la tradition, les danseuses ouvrent la » marche ». Pour cet évènement annuel, le Foyer, situé derrrière la scène de l’Opéra Garnier est dévoilé, donnant au spectateur une impression de scène immense. La plus jeune élève de l’école de danse s’élance et ouvre la marche, elle est suivie par ses camarades de la sixième à la première division. Puis c’est au corps de ballet de défiler, les danseuses, de quadrilles à coryphées, de coryphées à sujet dans des lignes bien parallèles. Entre les lignes, se glissent les premières danseuses et enfin les Etoiles. Comme le veut la tradition, c’est la dernière tête courronnée, autrement dit l’Etoile la plus récente qui vient saluer le public en premier. Isabelle Ciaravola, nommée le 16 avril dernier, a donc reçu son ovation bien méritée. Elle fut suivi par Dorothée Gilbert, Emilie Cozette, Delphine Moussin, Marie-Agnès Gillot, la délicate Clairemarie Osta, Laetitia Pujol, Aurélie Dupont, et enfin la doyenne des étoiles féminines, Agnès Letestu.

Puis c’est au tour des garçons de l’école de danse de défiler, un moment touchant et très impressionnant: on ne peut que s’émerveiller devant ces petits rats si jeunes, si frêles et pourtant si sûres d’eux, si rigoureux et si majestueux. Très émouvant… Puis viennent les classes supérieures, les danseurs du corps de ballet, les premiers danseurs, Karl Paquette fut d’ailleurs très applaudi et enfin vinrent le tour des étoiles: une belle ovation fût réservé au dernier nommé, le jeune et talentueux Mathias Heymann. Puis Jérémie Bélingard, Benjamin Pech, le majestueux Mathieu Ganio, José Martinez, très classe, et enfin le doyen, le grand Nicolas Le Riche qui ferme la marche.

Pour clore cette parade, le doyen, Nicolas Le Riche, rappelle tout ce petit monde sur la scène pour un tableau final somptueux.

15 minutes de bonheur, d’émotions. 15 minutes durant lesquelles sont réunies les élèves, les danseurs, tous les acteurs de cette grande maison.Chaque année, c’est le moment unique, l’instant magique à ne pas rater, on ne peut s’en lasser.

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